Les produits destinés à un usage privé sont disponibles chez Andermatt Biogarten.
Le carpocapse des prunes (Grapholita funebrana, Lepidoptera : Tortricidae) représente une menace croissante pour la production de prunes. Avec deux générations par an, il est particulièrement problématique pour les variétés tardives telles que Fellenberg et Tophit. En cas de forte pression, il peut également causer des dégâts importants sur des variétés plus précoces. Une maîtrise efficace est possible et repose principalement sur l’utilisation rigoureuse de la confusion sexuelle.
Dégâts
Les larves pénètrent dans les fruits ce qui peut provoquer la chute prématurée de fruits encore verts
Les fruits infestés qui restent sur l’arbre présentent des exsudats gommeux caractéristiques
A la récolte, des larves peuvent être observées à l’intérieur des fruits
Les dégâts sont particulièrement visibles près du noyau où se trouvent aussi les déjections
Les fruits infestés mûrissent prématurément et deviennent mous
La confusion sexuelle permet de réduire de manière ciblée et durable les populations de carpocapse des prunes en perturbant l’accouplement des papillons. La population diminue ainsi efficacement, sans recours aux traitements insecticides et dans le respect des auxiliaires. En complément, un monitoring rigoureux permet une détection précoce et une gestion optimale de la pression.
La confusion sexuelle est une méthode éprouvée de lutte biologique contre de nombreuses espèces de tordeuses. Des diffuseurs libèrent des phéromones sexuelles femelles qui saturent l’environnement. Les mâles ne parviennent plus à localiser les femelles, ce qui empêche l’accouplement et réduit la population. Avant toute utilisation, il convient de lire attentivement le mode d’emploi.
Le carpocapse des prunes est capable de parcourir des distances relativement importantes. Il est donc essentiel de renforcer la pose de diffuseurs en périphérie du verger afin de perturber les individus arrivant de l’extérieur du verger. La confusion sexuelle agit durant toute la saison, respecte les auxiliaires et ne nécessite aucune pulvérisation. Elle est particulièrement adaptée aux systèmes de production durable, intégrée et biologique.
Le monitoring constitue la base de toute stratégie de lutte réussie. À l’aide de pièges à phéromones ou attractifs, il est possible de suivre précisément le vol des papillons. Le moment du premier vol ainsi que l’évolution de la courbe de vol fournissent des informations déterminantes pour planifier les mesures de lutte. Parallèlement, il est recommandé de contrôler régulièrement les jeunes fruits afin de détecter précocement les points de pénétration.
Pour la lutte contre le carpocapse des prunes avec Isomate OFM Rosso, les diffuseurs sont répartis uniformément sur la parcelle selon un schéma en damier.
Le carpocapse des prunes peut attaquer, outre les prunes et pruneaux, d’autres fruits à noyau tels que les abricots et les pêches. Il développe deux générations par an. Après leur développement, les larves quittent les fruits et recherchent un abri sous l’écorce pour se protéger. Après l’hivernation, elles se nymphosent et les premiers papillons apparaissent généralement à partir d’avril.
Le vol des papillons peut se prolonger jusqu’au début octobre.
FAQ
La lutte contre le carpocapse des prunes est-elle possible sans produits phytosanitaires chimiques ?
Oui. La combinaison du monitoring, de la confusion sexuelle et de mesures complémentaires (comme l’élimination des fruits infestés) permet une lutte efficace et durable, en particulier en cas de pression faible à modérée.
Quand commencer la lutte contre le carpocapse des prunes ?
Le monitoring doit débuter avant le premier vol des papillons. La confusion sexuelle doit être mise en place idéalement avant ou au plus tard au début de la période de vol, généralement au début du mois d’avril.